top of page

Point Actualité Spécial Algérie (19 mars 1962 - 19 mars 2022)




« 60 ans d’indépendance, un âge respectable certes, mais pas encore la retraite ! »

Double occasion de la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962) et donc de l’indépendance de ce pays, mettant fin à 132 ans de colonisation française.

Longue période sombre des deux pays, avec ses lots d’injustices, d’horreurs, de morts, de blessés, d’exploités, de déplacés, de réfugiés, de prisonniers, de torturés, de déportés, de ratonnés, de lynchés, de rapatriés, de refoulés, de mal aimés,...de mal intégrés! et surtout de « Feux mal éteints », un passé qui ne passe pas, avec des plaies vives mal pansées et donc un présent suspendu et un avenir mal pensé !

A Harol (en présentiel) et à Dijon-Quetigny (en distanciel pour Salima et Madjid), le groupe a échangé sur ce sujet important, en ces temps difficiles de crises diverses et de guerres (y compris en Europe) à partir d’un extrait du film « L’Algérie de Kamel Daoud » où il était question de cette histoire avec les bonheurs de l’indépendance et ses multiples espoirs, mais aussi d’une indépendance confisquée par un « clan » qui a éliminé toute opposition, toute alternance, et compromettant ainsi un fonctionnement harmonieux d’un État aux richesses multiples à commencer par sa jeunesse (si marginalisée qu’elle est tentée par l’abandon et l’exil,faisant de la Méditerranée un cimetière !).

Dans ce même film, il est aussi question du grand espoir soulevé par le « Hirak », ce mouvement de la jeunesse algérienne qui s’est soulevée pacifiquement (en février 2019), d’abord pour refuser de toutes ses forces un 5e mandat du Président Bouteflika (déjà très malade depuis la fin de son 2e mandat ! au point que c’est son portrait qui est exhibé dans les manifestations les plus officielles, couvrant de honte tout(e) Algérien(ne) et tout ami(e) de l’Algérie). Et ensuite pour demander un Etat de droit pluriel (slogan principal «Dawla madania, matchi Aaskaria ! » Etat civil et non militaire !). Hirak, hélas! mis à mal par un pouvoir répressif, notamment en profitant de l’arrivée de la pandémie Covid19...


La colonisation : un « rôle positif » ? un « crime contre l’Humanité » !...

Le candidat Macron (en 2017) en visite en Algérie a reconnu ce « Crime contre l’Humanité » et on sait le tollé et la polémique que cela a soulevé. Entre temps, on peut lui reconnaître certaines avancées (Restitution de crânes de 7 insurgés de 1871 dont les survivants ont été déportés en Nouvelle Calédonie avec les Communards comme Louise Michel ; commémoration de la répression à Paris du 17 octobre 1961, mais aussi des gestes en direction des harkis..). Mais hélas ! des reculades voire des provocations : restriction de 50% des visas d’entrée en France des Algériens, alors qu'ils étaient déjà délivrés au compte-gouttes, et surtout déclaration que « L’Algérie n’existait pas avant la colonisation » ! Chose absurde, au vu des Consuls de France en Algérie depuis des siècles avant 1830 (cf « Le coup de l’éventail » !). Un Algérien qui évoque (ça arrive !) « un rôle positif de la colonisation » est dans une démarche constructive : il fait un pas en avant ; alors qu’un Français qui évoque la même chose est dans une démarche de déni, de non responsabilité, ne veut donc pas assumer : il fait deux pas en arrière ! Il nous faut avancer ensemble dans le Respect, c’est dans l’intérêt des deux pays et peuples.


2003-2023 : un retour en Algérie ?

Vingt ans après le voyage effectué en Algérie par 8 Vosgiens et Vosgiennes (parmi eux/elles des anciens combattants, des prêtres, des laïcs et des syndicalistes...deux nous ont quittés, qu’ils reposent en paix !), accueillis par les familles de Madjid et Salima et des franco-algériens de là-bas (notamment au monastère de Tibhirine..), un retour est bien possible avec les mêmes et de nouveaux volontaires : vous êtes toujours les bienvenus ! Le peuple algérien a aussi besoin de soutien, c’est souhaitable et c’est faisable, et il y a beaucoup moins de risque qu’en 2003 : c’est tout de même pas le Dombass !


Madjid

Comments


bottom of page